Le Gaboteur – IJL
Le 14 juillet dernier, le ministre de la Foresterie, de l’Agriculture et des Terres, Pleaman Forsey, a fait une annonce dans la région de l’Ouest du Labrador concernant de nouveaux investissements pour améliorer les ressources de lutte contre les incendies de forêt et les services d’urgence dans le Big Land. Il était accompagné du député provincial de la région, Joe Power, ainsi que la mairesse de Wabush, Gertie Canning, et le maire de Labrador City, Jordan Brown.
Les mesures à prendre: la poursuite du projet d’une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, l’embauche de six nouveaux pompiers forestiers supplémentaires dans le Labrador et l’acquisition d’équipements spécialisés. Le gouvernement continuera également à collaborer avec les municipalités dans le cadre du Programme communautaire de prévention et d’atténuation des feux de forêt. Cette démarche s’ajoute aux 150 000$ déjà alloués à des projets en cours à Labrador City, Port Hope Simpson et Mary’s Harbour. Deux unités mobiles de protection des bâtiments seront acquises et positionnées à Wabush et à Happy Valley-Goose Bay afin de protéger les infrastructures menacées lors d’incendies. Une enveloppe de 66 500$ sera aussi accordée aux pour les véhicules et l’équipement de lutte contre les incendies.
L’annonce arrive trois mois après que le maire Jordan Brown eut réitéré sa demande d’installation d’un avion-citerne dans la région. «Ces dernières semaines ont mis en évidence l’importance de disposer de moyens efficaces de lutte contre les feux de forêt au Labrador», a-t-il affirmé le 14 juillet dernier.
«Ce n’est pas simplement une question de commodité, c’est véritablement une question de sécurité», a-t-elle déclaré la mairesse de Wabush, Gertie Canning.
Zoom sur Happy Valley-Goose Bay
Au-delà des investissements provinciaux, les municipalités du Labrador poursuivent leurs efforts de préparation aux situations d’urgence.
Lors d’une réunion du conseil municipal de Happy Valley-Goose Bay le 24 juin dernier, Nadine MacAulay, directrice administrative de la ville, a lancé un appel au bénévolat pour la Croix-Rouge canadienne. Une nouvelle coordonnatrice locale, Josiane Demers, recrute actuellement des bénévoles afin de renforcer la capacité d’intervention en cas d’urgence, a-t-elle indiqué.
«Nous avons pu constater à quel point la Croix-Rouge s’est montrée utile ici lorsqu’elle est intervenue, il y a deux étés, lors des évacuations des villes de Labrador City et de Wabush. C’est une organisation très bien structurée qui a besoin de bénévoles locaux pouvant être formés et prêts à intervenir à tout moment. Cela ne demande pas beaucoup de temps. Il n’y a aucun engagement financier, mais ils ont besoin de personnes, et notamment de personnes disposées à suivre une petite formation.»
En mai dernier, la ville a classé la sécurité publique comme étant une «crise». Outre la mise en place d’une meilleure protection contre les incendies, la ville s’attaque maintenant aux activités illégales.
Au cours d’une réunion extraordinaire du conseil municipal de Happy Valley-Goose Bay, le 9 juillet, la mairesse adjointe de Happy Valley-Goose Bay, Jackie Compton-Hobbs, a proposé une résolution pour confier à GardaWorld le contrat de sécurité 2026 pour des services de patrouille mobile de type «observation et signalement». Le contrat comprend un tarif horaire de 39,35$ ainsi qu’un véhicule.
Elle souligne ensuite qu’il n’y a plus de services de sécurité dans la ville depuis décembre dernier. «Je sais que ce n’est pas la solution à ce qui se passe dans notre communauté, mais cela aide certainement, et ils sont en mesure d’observer et de signaler toute activité illégale», résume-t-elle.
La plupart des feux de forêt dans l’Ouest du Labrador ont été sous contrôle depuis l’évacuation d’une centaine d’habitants de la région fin juin, en raison d’un incendie qui couvrait près de 700 hectares et qui faisait rage près de Walsh River, à 8 km de Labrador City. Sur la vingtaine de feux recensés dans le Big Land, une quinzaine restent toujours hors de contrôle, selon les données compilées par Radio-Canada au moment de la rédaction de cet article.